13.- L’attente et les preuves de vie

 

Première preuve de vie.- Le 23 juillet 2002, les FARC font parvenir une vidéo de 22 minutes dans laquelle apparaît Ingrid Betancourt et Clara Rojas. Les FARC l’ont rendue publique deux mois après son enregistrement du 15 mai (realisé par le « Mocho César »), soit 11 jours avant les élections présidentielles du 26 mai. Ingrid Betancourt n’accepte pas que le Président Pastrana ait été une des personnes qui lui a déconseillé d’aller dans le territoire des FARC. Dans la vidéo, elle le culpabilise, ainsi que les forces armées, de l’avoir « abandonnée » et dit : « Je me demande si, quand le Président de la République est descendu de l’avion présidentiel, au lieu de voir Ingrid Betancourt il aurait vu Horacio Serpa Uribe ou Alvaro Uribe, son attitude aurait été la même ? » J491. Elle reproche au Président Pastrana de ne pas lui avoir permis de voyager en hélicoptère mais de lui avoir donné en échange une voiture du DAS sans garde du corps pour l’accompagner. Dans le chapitre « Le jour de l’enlèvement » sont décrites toutes les interdictions ou conseils pour qu’elle ne se rende pas à San Vicente del Caguán. Elle savait parfaitement que les gardes de corps étaient des agents du DAS, des officiers de l’Etat et qu’ils étaient la cible préférée des FARC. Si les supérieurs des gardes du corps avaient permis qu’ils partent avec Ingrid Betancourt et les autres, au premier barrage des FARC, ils auraient été abattus tout simplement. Le drame dans lequel elle se trouve ne lui a pas permis de prendre un recul suffisant et de surcroît, elle responsabilise les autres. Par contre, Clara Rojas se montre différente, elle a été touchée profondément par ce drame.


 

Ci-dessous, vous trouverez toute la bibliographie qui a été nécessaire pour la réalisation de l'ouvrage "Ingrid Betancourt. Une famille Colombienne dans les rouages de la politique française."

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