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16.- Venezuela, Hugo Chávez et les FARC
Début mai 2002, la mère d’Ingrid Betancourt, Yolanda Pulecio se rend à Caracas pour parler avec le Président Hugo Chávez. « Elle demandait sa médiation avec les FARC pour la libération de sa fille » J331. Le 10 juillet, le Président français, Jacques Chirac demande aussi l’aide au même Président, pour qu’il intervienne pour la libération d’Ingrid Betancourt J1040.
Le 5 août 2007, lors de l’émission de télévision « Allô Président », la sénatrice colombienne Piedad Córdoba demande à Hugo Chávez d’intervenir dans l’accord humanitaire en Colombie. Elle dira : « Je sais que vous parlez avec Uribe. Je vous demande de parler avec lui et lui dire que nous avons besoin de l’échange humanitaire ». Elle dit sentir les bases pour une réconciliation en Colombie. Le Président vénézuélien se déclare disposé à contribuer à un accord humanitaire en Colombie. Il dira qu’il avait déjà parlé, dans le passé, avec le Président Pastrana et Fidel Castro. Il assure qu’il prend note de la proposition. Pour lui, un certain nombre de pays peuvent intervenir mais c’est un sujet très sensible. Il signale que le Président français Jacques Chirac lui avait demandé d’intervenir dans la libération d’Ingrid Betancourt J1312. Ce qui semble une demande naïve de Piedad Córdoba paraît en realité être préparée depuis longtemps.
La journaliste vénézuélienne Patricia Poleo, qui habite à Miami, avait annoncé qu’Ingrid Betancourt était au Venezuela à Elorza et qu’elle allait être libérée rapidement. Le Président Chávez est interrogé à son arrivée le 8 août 2007 en Argentine et il se montre surpris de l’information. Il dit : « Pourvu qu’Ingrid soit libre. Nous avons vécu plusieurs années essayant d’aider…/…pourvu que tous les otages soient libérés et qu’il ait la paix en Colombie…/… c’est un conflit dur et qui affecte aussi le Venezuela ». Poleo affirme qu’Ingrid Betancourt se trouve dans une propriété de Grannobles gardée par des soldats vénézuéliens et des guérilleros des FARC. Elle dit aussi que le Président du Venezuela est l’intermédiaire entre Nicolas Sarkozy et les FARC J1313. Chávez nie cette dernière version. Il ajoute : « Avec ceci, on veut faire croire que le Venezuela est d’accord avec la guérilla colombienne. Et comme c’est quelque chose de mauvais pour le Venezuela, cela circule à grande vitesse » J1315. Le lecteur retiendra cette phrase et pourra lire plus loin les contradictions du Président Chávez en relation avec les FARC.
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Ci-dessous, vous trouverez toute la bibliographie qui a été nécessaire pour la réalisation de l'ouvrage "Ingrid Betancourt. Une famille Colombienne dans les rouages de la politique française." |
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