17.- La libération de quelques otages


         L’année 2007 se termine par un suspense insoutenable, la Colombie et la communauté internationale attendent la promesse des FARC de libérer trois otages. La guérilla n’a pas tenu ses promesses et pour la deuxième fois, Hugo Chávez a été ridiculisé. Le show médiatique organisé par ses soins n’a rien donné. Alvaro Uribe Vélez annonce à la presse internationale que les FARC ne pourront pas libérer Emmanuel car ils ne l’ont pas. La famille Betancur-Pulecio-Lecompte-Delloye l’accuse de vouloir empêcher la libération des otages. Cette famille n’a aucune preuve de ce que le Président avance mais les critiques sont vives.
         Madame Clara González de Rojas, la mère de Clara Rojas, a été élue « le personnage de l’année » en 2007. Elle a été le symbole de force, de dignité, de stoïcisme, de discrétion et de présence. « Elle a incarné plus que personne la tragédie nationale » J407. Le 18 décembre 2007, elle reçoit des nouvelles par la télévision que sa fille et son petit-fils vont être libérés par les FARC. Peu de temps après, Lina Moreno, l’épouse du Président Uribe, lui téléphone pour lui donner deux messages du Président. D’abord, qu’il ne fallait pas se faire trop d’illusions avec l’annonce des FARC et, ensuite, que son mari ne s’opposerait pas à la libération même si elle devait se faire au Venezuela. Lina Moreno et Clara González de Rojas se connaissent bien. Cette dernière a préféré la discrétion et la prudence durant ces longues années d’attente. Ce sont ces qualités qui l’ont fait remarquer en Colombie. Malgré sa douleur, elle a aidé les autres familles à surmonter la leur en s’impliquant dans « la communauté des dolents » : les familles qui ont un membre otage de la guérilla.

 


 

Ci-dessous, vous trouverez toute la bibliographie qui a été nécessaire pour la réalisation de l'ouvrage "Ingrid Betancourt. Une famille Colombienne dans les rouages de la politique française."

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