18.- Mars et la fin d’un cauchemar

 

         L’année 2008 a été une année bénéfique pour les Colombiens et néfastes pour les FARC et les autres groupes guérilleros. Mars 2008, quant à lui, fut un mois noir pour les FARC qui ont perdu trois de leurs sept chefs du secrétariat : Raúl Reyes, Manuel Marulanda, Iván Rios. La veille de la libération des quatre ex-congressistes, un guérillero important est arrêté : Martín Sombra et c’est le début d’une longue série d’arrestations. Raúl Reyes était le numéro deux des FARC et le porte-parole de cette organisation terroriste. Il était chargé d’organiser un réseau de contacts au niveau international.
         A plusieurs reprises, les autorités colombiennes ont averti les autorités des pays voisins de la présence des FARC sur leur territoire. Il s’agissait de la présence de campements ou de radios clandestines. Les avertissements officiels aux différents gouvernements ont été les suivants : 4 à l’Argentine, 2 à la Bolivie, 7 au Brésil, 4 au Pérou, 16 à l’Equateur et 10 au Venezuela J1621. Ces deux derniers pays n’ont pas répondu positivement à ces avertissements. Parmi ceux-ci, il y avait une localisation exacte de 25 bases des FARC en Equateur et la présence en février 2008 de Manuel Marulanda au Venezuela ou d’Iván Márquez en octobre 2005. L’Equateur avait été averti de la présence de Raúl Reyes à Santa Rosa de Sucumbíos ou encore des propriétés des FARC à Quito et en Lagoagrio. Propriétés gérées par Rodrigo Granda, sa fille Mónica et son oncle Israel Granda. La ville de Quito a servi de base arrière pour un grand nombre de guérilleros, que ce soit des chefs ou des guérilleros ordinaires. Les FARC comptaient sur la discrétion de centres de santé où elle envoyait ses membres se faire soigner.
         L’Argentine avait été avertie de la présence sur son territoire du terrible guérillero Henry Castellanos Garzón, alias « Romaña », mais la Colombie n’a reçu aucune réponse. La plupart des pays ont soutenu les FARC par négligence ou parce qu’elles comptaient sur la discrétion des certaines autorités. L’Equateur et le Venezuela semblent les plus impliqués. Les Présidents Chávez et Rafael Correa avaient fait des déclarations retentissantes prétendant que leur pays n’avait comme voisin la Colombie mais était limitrophe du territoire des FARC. On verra à l’avenir si la Cour Pénale Internationale poursuivra les investigations de soutien de ces pays aux terroristes des FARC, ou si elle s’intéressera au soutien apporté à cette organisation terroriste de la part de certaines familles des otages.

 


 

Ci-dessous, vous trouverez toute la bibliographie qui a été nécessaire pour la réalisation de l'ouvrage "Ingrid Betancourt. Une famille Colombienne dans les rouages de la politique française."

Audio Audio