3.- Zona de Distensión
1998-2002

 

         La lecture de ce long chapitre peut être fastidieuse mais elle permet de donner une idée claire du processus de paix raté entre le Gouvernement Colombien d’Andrés Pastrana Arango et les FARC. Ce chapitre montre aussi qu’Ingrid Betancourt, contrairement à beaucoup d’hommes et femmes politiques colombiens, n’a jamais participé activement aux dialogues de paix entre le gouvernement et les FARC.

         Le 26 octobre 1997, dix millions de Colombiens votent un référendum informel et donnent un mandat aux leaders politiques pour trouver la paix avec les guérillas et les paramilitaires du pays. Fin 1996, six importantes marches se sont déroulées pour dire « Ya no más » (ça suffit) à la violence J2022.
         Au premier tour des élections présidentielles de mai 1998, deux candidats arrivent coude à coude. Horacio Serpa Uribe obtient 34,78% et Andrés Pastrana Arango obtient 34,37%. En 1988, ce dernier avait été lui-même otage du cartel de la drogue de Medellin. Il avait été maintenu enfermé du 18 janvier jusqu’au 25 janvier, date à laquelle la police le libère. Deux mois après sa libération, il sera élu maire de Bogota pour la période de juin 1988 à juin 1990.
         Le 8 juin 1998, Andrés Pastrana Arango présente, à l’hôtel Tequendama de Bogota, son programme pour la paix. Le programme comportait 20 points L925 :
1.- Réforme politique en profondeur. Des partis solides et respect des minorités.
2.- Une réelle séparation des pouvoirs. Le Parlement doit être un organe indépendant du pouvoir exécutif et de celui qui contrôle le gouvernement.
3.- Les organes de contrôle doivent être absolument indépendants.


 

Ci-dessous, vous trouverez toute la bibliographie qui a été nécessaire pour la réalisation de l'ouvrage "Ingrid Betancourt. Une famille Colombienne dans les rouages de la politique française."

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