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9.- Ingrid Betancourt et ses colères
Par sa personnalité extrémiste, Ingrid Betancourt est la fille par qui les scandales arrivent. En 1994, elle se fait connaître par le dossier des fusils Galil. En 1995, elle votera pour l’élimination des juges sans visage, initiative lancée par les narcotrafiquants J687, J798. Deux mois après être élue au Sénat de la République en 1998, elle va demander la révocation de cet organe de l’Etat. Pour cette position, le sénateur Julio César Guerra Tulena dira qu’elle est une dame extravagante et dingue J687. Elle a créé des conflits à la moitié du monde politique, que ce soit de droite comme de gauche. Elle appellera son propre Parti Libéral le « club de mafieux ».
Son mépris pour les autres est tel qu’elle va les considérer comme des objets. Ainsi, le 27 octobre 1998, lors d’un débat sur la réforme politique au Congrès, elle dira à Néstor Humberto Martínez, ministre de l’Intérieur du gouvernement d’Andrés Pastrana Arango, qu’il est la recharge de l’ordinateur d’Horacio Serpa Uribe. Le ministre évite l’injure et dira seulement « Si vous continuez à m’insulter, je raconte, je parle ». Elle, vexée, lui lancera « Si vous ne parlez pas, vous êtes un beau parleur ». En s’adressant à Horacio Serpa Uribe, elle lui dira que l’assassinant de son chauffeur (à lui) a été causé parce qu’il se préparait à parler au Parquet. Horacio Serpa Uribe, qui, depuis longtemps, a préféré l’ignorer, demande au Parquet d’entendre Ingrid Betancourt à propos de ses insinuations J817. Celle qui était son amie, et qui avait obtenu le second siège du parti Oxígeno Verde, Margarita Londoño, essuiera aussi des insultes car celle-ci est devenue incontrôlable aux yeux d’Ingrid. Elle dira qu’il vaut mieux être avec la guérilla qu’avec le Congrès. Le Parlementaire Edgar Perea exigera des sanctions envers elle. A la presse, Ingrid Betancourt déclarera que « Si pour défendre ses principes, je dois courir le risque de rester seule, je le ferais » J721, J812.
Le lendemain des injures d’Ingrid Betancourt au Congrès, les journalistes demandent l’opinion d’Horacio Serpa Uribe sur la confrontation entre la sénatrice et le ministre de l’Intérieur. Il ne veut pas répondre et dira seulement « Je ne rentre pas dans ces considérations-là, car dans le combat des ânes celui qui paye est le muletier » J813.
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Ci-dessous, vous trouverez toute la bibliographie qui a été nécessaire pour la réalisation de l'ouvrage "Ingrid Betancourt. Une famille Colombienne dans les rouages de la politique française."
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